Fasgenitor.com

6 mars 2009

courriers des Professeurs Dambricourt, Morange et Otte

Classé dans : Uncategorized — admin @ 21:19

Date:

Wed, 22 Nov 2006 18:12:46 +0100
À: « vazquez » <vazquez@fasgenitor.com>
De: « Anne Dambricourt-Malassé » <@mnhn.fr> <!–[if !vml]–><!–[endif]–>Ajouter au carnet d’adresses
Objet: Re: la rotation du sphénoïde
Cher Monsieur
J'ai bien lu votre texte, vos remarques sont intéressantes à propos du
sommeil paradoxal et de l'état de veille.
Je ne crois pas en effet, que les préhistoriens et les paléontologues
tiennent compte du sommeil et des changements modifiés de conscience en
la
veille et l'éveil.
J'aurais une remarque, mais le film n'est pas clair sur ce point, c'est
le
tube neural (le stade embryonnaire du cerveau) qui est associé à la
rotation du sphénoïde, bien avant l'encéphale : lui se développe après
la
flexion, mais il poursuit le sens de l'enroulement.
A mon sens, les mutations sont mémorisées (intégrées) et par leur seule
présence, (modification des liaisons électroniques qui ont une origine
quantique) elles sont déjà une contrainte pour les informations
quantiques
qui vont continuer de se produire.  C'est de cette façon que je
comprends
les processus pour le moment.
Puis-je vous demander quelle est votre spécialisation ?
Merci pour votre texte
Anne Dambricourt Malassé

Bonjour Monsieur

 Je vous ai mis en rouge les corrections; le redressement du tronc cérébrale est
la conséquence de la rotation du sphénoïde laquelle résulte de l'enroulement du tube
neural embryonnaire. Toute l'anatomie squelettique est modifiée dès les premières semaines
 du développement embryonnaire, ce sont les gènes à homéobox qui ont évolué, ils agissent
 de la tête au bassin. Ni la masse cérébrale, ni le milieu n'ont provoqué ces modifications
anatomiques responsable de l'équilibre bipède permanent.

 Cordialement
 Anne Dambricourt Malassé

 'Le développement de la masse cérébrale bloquée dans son expansion par la boîte crânienne
va provoquer, dans sa recherche d’espace, une poussée sur le sphénoïde, entraînant une «rotation»
du massif facial. Non, c’est:  l’enroulement du tube neural, bien avant la formation de la «masse
cérébrale» (l’encéphale), au terme de la période embryonnaire, qui entraîne la rotation du sphénoïde,
le redressement du tronc cérébral  et le déplacement du trou occipital entraînant le déplacement du
 centre de gravité de l’arrière crâne vers le bas et l’avant. Un mouvement inverse s’observe avec la
 mandibule et le maxillaire: de l’avant vers l’arrière, d’où la réduction du prognathisme facial dès
 le terme de l’embryogenèse et donc bien avant la mise en place des dents.  Le développement des
hémisphères cérébraux en direction du cervelet maintient cette position,  celle d’un squelette axial
 verticalisé du sphénoïde au sacrum, en équilibre bipède permanente. 
 Si l’on compare les crâne du chimpanzé (dont l’ADN est identique à plus de 95% à celui de l’homme) et
 d’un homme, il y a expansion de la voûte crânienne dans les trois dimensions largeur, longueur et
 hauteur. Ce qui explique le développement de l’os frontal, pariétal et occipital qui tapissent la masse
 cérébrale et s’osssifient en même temps que le cerveau se développe. Ces différentes dynamiques de
croissance sont à la base d’un déplacement horizontal (translation) des os, frontal, os propres du nez
 et zygomatique, qui ont ainsi gagné du terrain sur l’os maxillaire. (non) L’arcade dentaire chez l’homme
 perd aussi de sa longueur par rapport à celle du chimpanzé et s’élargit en rapport avec l’élargissement
 de la base du crâne qui suit la croissance du cerveau.
 Cette dynamique associée à différents changements de milieu (vu la morphologie des membres postérieurs
 et antérieurs non, les changements anatomiques sont dus aux mutations des gènes homébox qui contrôlent
le développement de l’embryon de la tête au bassin) et donc d’alimentation (vu le besoin d’alimenter un
 cerveau consommant chaque fois plus d’énergie), va au cours de l’évolution permettre à l’être d’adopter
 la bipédie permanente, le langage articulé (avec la capacité d’émettre une gamme de sons plus riches)
 et finalement de prendre conscience de sa propre existence.

Version imprimable Ce message n’a pas de drapeau. [ Ajouter un drapeau - Marquer comme non lu ]

Date: Wed, 6 Dec 2006 19:03:53 +0100
À: vazquez@fasgenitor.com
De: « Michel MORANGE » <@biologie.ens.fr>   <!–[if !vml]–><!–[endif]–>Ajouter au carnet d’adresses

Haut du formulaire

Bas du formulaire

Cher Monsieur,

Il me semble, en vous lisant, que votre hypothese est en effet assez

differente de celle de Mme Dambricourt puisque vous voyez l’evenement

moteur de l’evolution humaine dans la place prise par le reve et le

sommeil paradoxal. Je ne suis pas assez specialiste pour en juger,

bien que j’ai pas mal suivi il y a quelques annees les travaux de

l’equipe de Michel Jouvet sur la signification du sommeil paradoxal.

Il s’agit toujours, a ce que je sais, d’un « mystere » et toutes les

hypotheses novatrices sont les bienvenues.

En vous remerciant encore,

Michel Morange

Haut du formulaire

SupprimerRépondreFaire suivreSpamDéplacer…

Bas du formulaire

Précédent | Suivant | Retour aux messages Sauvegarder le texte du message | En-tête complet

Date: Tue, 22 Apr 2008 10:11:41 +0200
De:  » <@ulg.ac.be>
À: « vazquez » <vazquez@fasgenitor.com>
Objet: Re: thèse

Haut du formulaire

Bas du formulaire

Cher Monsieur,

Merci pour l’honneur que vous me faites en m’adressant ce texte.

Je vais le relire et reviens vers vous.

À première vue, la réforme religieuse égyptienne est plutôt

l’illustration d’un processus général qu’un enclenchement historique en

soi:

toutes civilisations passent par ce mode de crise; elle est en effet

représentative d’une libération de la pensée par rapport aux dogmes,

mais il y en a beaucoup d’autres, ailleurs, avant et après.

Celle-ci possède néanmoins valeur symbolique particulière, et pour ce

qui concerne l’occident,peut servir de pivot important.

Le tout reste de bien situer le débat.

Sans faire de publicité déplacée, voyez mes petits livres sur la

question « La préhistoire des religions », chez Masson et « L’origine de

la

pensée » chez Mardaga, où ceci est développé.

À bientôt donc, bien à vous,

Marcel Otte.

Date: Tue, 06 May 2008 15:52:21 +0200
De: « Marcel Otte » <@ulg.ac.be>
À: « vazquez » <vazquez@fasgenitor.com>
Objet: commentaires

Haut du formulaire

Bas du formulaire

Cher Monsieur,

Contrairement à vous, je ne dispose d’aucune compétence en matière de

théorie économique.

mais je rejoins assez volontiers votre allergie à l’idéologie, surtout

appliquée à la vie politique.

pire encore, j’ignore tout des lois naturelles qui régiraient la

matière.

très humblement, il me paraît crucial d’établir ce lien entre pensée et

sommeil,

donc selon une formule évolutive y comprise: il s’agit certainement

d’un

facteur

extrêmement crucial et très rarement abordé jusqu’ici.

en effet, la monnaie n’a pu avoir qu’une signification provisoire,

puisqu’elle apparaît « tard », avec

l’homme moderne, et qu’il n’y a aucune raison qu’elle persiste avec la

virtualité des échanges.

pour cela, comme pour le reste, je me tiens à votre disposition,

avec mes meilleures salutations, Marcel Otte.

Professeur Marcel OTTE

Service de Préhistoire

Université de Liège

7, place du XX août, bât. A1

4000 Liège BELGIQUE

Pas de commentaire

Pas encore de commentaire.

Flux RSS des commentaires de cet article.

Désolé, les commentaires sont fermés pour le moment.

Propulsé par WordPress

Copy Protected by Chetan's WP-CopyProtect.